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Émile Gautier

Émile Gautier est né à Montréal en 1920. Il grandi sur le plateau Mont-Royal.

À l’école, il est brillant et lit énormément. Il commence son cours classique au collège de Joliette, puis au collège Sainte-Marie. En 1941 il termine premier de sa promotion avec tous les honneurs et gagne le concours littéraire auquel participent les finissants de tous les collèges québécois.

Plein d’illusions, Émile choisit d’étudier en médecine à l’Université de Montréal bien que son désir secret soit d’être écrivain. Il consacre peu de temps à ses études trop occupé par sa collaboration au journal Le Quartier Latin, et par son travail de garçon de table dans divers restaurants et hôtels de Montréal. Il est reçu M.D. en 1947.

Après un voyage en Europe où il tisse des liens d’amitié avec des artistes québécois de différents domaines (théâtre, musique, opéra, peinture) il s’installe à Chicoutimi et épouse Rose-Aline Kouri, une fille d’immigrants libanais, avec qui il aura 4 enfants. Ils forment un couple accueillant, bon et aimant.

À partir de 1957, et pendant près de 25 ans, il collabore à des émissions de TV (avec Jeannette Bertrand et Alban Flamand), à différentes revues et à des journaux comme l’Information médicale et paramédicale et La Presse où il écrit tantôt des chroniques médicales tantôt des réflexions philosophiques sur la vie ou encore sur l’actualité. Il écrit des nouvelles, des romans et de la poésie.

Marqué par les Propos d’Alain et les Essais de Montaigne, il publie ses réflexions dans Pensées sans fil où on peut y lire notamment des extraits de quelques-unes de ses chroniques écrites sous le pseudonyme de Jean Baithes.

On publie également avec un tirage limité un roman, L’Ange de mon automne pour lequel il a reçu un prix. Dans ce roman, la conjointe du personnage principal, souffre de la maladie d’Alzheimer. Ironiquement, la réalité a rejoint la fiction puisque son épouse est décédée des suites de cette maladie. Il meurt 4 mois plus tard, un matin de 2004.

Il éprouva une grande peine de n’avoir pas beaucoup publié. À la fin de sa vie, Émile Gautier affirma avoir cédé à l’amour plutôt qu’à l’ambition bien qu’il aurait valu mieux concilier les deux. Voici ce qu’il écrit à cet égard dans son livre Pensées sans fil : « Je prenais grand plaisir à écrire… je ne pensais pas à publier. » … « écrire n’est pas seulement un moyen d’exprimer mes idées, mes observations et mes rêves, c’est aussi la condition propice à l’éclosion nombreuse d’idées, d’observations et de rêves qui autrement resteraient non seulement muets, mais informes en moi. Ce n’est pas seulement un moyen de m’exprimer, c’est aussi un moyen de me créer. Je deviens celui que j’exprime. Écrire c’est lire en moi-même. C’est une façon de me mettre à l’écoute de moi-même, à l’écoute de l’infini qui est en moi. C’est un moyen d’écarter les bruits adventices pour devenir davantage réceptif à la voix de ma vérité propre. »